CAN 2025 — Le Maroc démarre idéalement sa compétition
Attendu au tournant pour le coup d’envoi de sa Coupe d’Afrique des Nations, le Maroc n’a pas manqué son rendez-vous. Face à une sélection comorienne héroïque et disciplinée, les Lions de l’Atlas ont dû puiser dans leurs ressources mentales pour s’imposer 2-0. Une victoire clinique, dessinée avec patience et caractère.
Une domination stérile du Maroc et un penalty manqué
Dès l’entame, les hommes de Walid Regragui confisquent le ballon. Pressing haut et fluidité technique : le Maroc étouffe son adversaire. Pourtant, le réalisme manque à l’appel.
Le tournant survient juste avant la pause. Brahim Diaz est fauché dans la surface : l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala siffle penalty. Soufiane Rahimi s’élance, mais l’ailier d’Al-Aïn bute sur un Yannick Pandor en état de grâce. Cette parade monumentale préserve le score (0-0) et envoie les deux équipes aux vestiaires malgré une domination marocaine écrasante.
Le réveil des cadres : Diaz et El Kaabi font la différence
Au retour des vestiaires, l’intensité ne faiblit pas. Le verrou comorien, bien que solide, finit par céder à la 55e minute. Sur un mouvement collectif de haute école, Noussair Mazraoui trouve Brahim Diaz dans la surface. L’attaquant madrilène fait preuve d’un sang-froid glacial pour ajuster le gardien et libérer tout un stade.
Désormais devant au score, le Maroc gagne en sérénité face à des Comores physiquement émoussés par leurs efforts défensifs. Le break définitif arrive à la 74e minute sur un éclair de génie : Ayoub El Kaabi, d’un geste acrobatique spectaculaire, double la mise et éteint définitivement les derniers espoirs adverses.
Un test probant pour le favori
Si le score reflète la hiérarchie, ce match d’ouverture a offert un véritable spectacle d’intensité. Les Comores sortent de la pelouse la tête haute, portées par une organisation tactique remarquable, mais la marche était trop haute face au demi-finaliste du Mondial 2022.
Le Maroc, sans être flamboyant durant 90 minutes, a prouvé qu’il possédait l’attribut majeur des grands d’Afrique : la capacité à rester patient sans perdre ses nerfs. En s’appuyant sur une maîtrise collective et des individualités capables de coups d’éclat, les Lions de l’Atlas lancent parfaitement leur tournoi. Le message est envoyé à la concurrence : le patron est là.
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